JOURNAL DES CISTEURS N°82
Parution du 01/01/2013
FORUM NEWFOREZ ARCHIVES CISTES.NET
 
 
ÉDITORIAL
 
Déjà dix jours ! Pffiouu, moins chaud devant ! par Philippe d'Euck
 

Bugarach n'a pas buggé (c'est pour cela qu'il y avait deux "g"), la Terre tourne toujours dans le bon sens, et un nouveau cycle commence ! 
Retournons donc paisiblement aux aléas de la vie, qui mêlent petits ou gros bobos et grandes joies, et voilà !

Si l'édito de ce numéro est très court, en revanche, la grandeur de la sincérité de nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année n'en est pas moins qu'inversement proportionnelle, et c'est dans ces colossales dimensions qu'Alain Formaticien, David Spiel et moi-même, vous souhaitons une excellente année 2013, ainsi qu'à vos familles et à vos proches !

 

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ESCAPADE PARISIENNE
 
le 4 décembre 2012... par Crocor
 

 


Quand un Gersois part sur Paris, ne serait-ce que quelques jours pour cister, il essaie, en principe, de parer à toutes les difficultés qu'il pourrait rencontrer dans cette grande ville.

 

Cela n'a pas été le cas pour moi...

- Je m'étais lancé, quelques semaines auparavant, dans la fameuse chasse aux trésors de l'Archange de Bob82 au lieu de préparer consciencieusement les énigmes longtemps à l'avance... je n'ai eu que quatre jours pour le faire.

- Je n'avais pas pris le temps de définir un parcours véritablement ciblé dans un quartier précis, cela m'aurait évité de longs trajets "galère" en métro (je connais à présent tous les airs d'accordéon !) ou à pied, sous la pluie, ne sachant plus exactement par quelle rue passer... En trois jours, j'estime avoir emprunté quinze fois chaque rame de métro et consulté le plan de Paris une cinquantaine de fois ! Le voici d'ailleurs complètement déchiré à la fin du voyage :

- J'aurais également pu éviter de partir à la recherche de vieilles cistes cachées dans des endroits hyper fréquentés, comme le Trocadéro ou l'Arc de Triomphe, même si le déplacement en vaut bien évidemment la peine.



J'ai ainsi battu mon propre record, à savoir : rentrer complètement bredouille d'une première journée cistique. D'autres jeunes provinciaux, comme Eugène de Rastignac ont bien mieux réussi que moi à Paris. 
N'est-ce pas Monsieur Balzac ? Je n'ai d'ailleurs pas très bien compris pourquoi on l'a affublé d'un nez rouge.


Au second jour, quand enfin j'ai pu mettre la main sur ma première ciste parisienne, j'étais ému comme un enfant.



Avant de retrouver certains Cisteurs "parisiens" dans un restaurant du quartier "Cour Saint-Emilion", une petite visite non-cistique s'est imposée au château de Vincennes et à l'aquarium de la Porte-Dorée.

Ouf, aucune ciste cachée dans le repaire des quatre alligators du Mississippi :

 

À la nuit tombée, j'ai eu la chance de croiser les Cybermamette sur le spot de la ciste Spéciale 4-12-12 et quinze minutes plus tard Oliv77, là où Rouge est la ciste.


Ils venaient naturellement pour le rendez-vous au restaurant "L'Auberge Aveyronnaise" où nous avons retrouvé Billancourt, Chervé, JBleguingampais, Jeff7829, JML91, Lagouille, Larevelliere, Laud91 et RX et pu admirer des serveurs aux petits soins avec l'aligot. 



À la fin du repas, après avoir retrouvé le code secret oublié de ma carte bancaire grâce à Laud91 (de quoi faire une drôle d'énigme !), nous sommes partis, avec certains Cisteurs noctambules, à l'assaut des trésors de Billancourt... jusqu'à 3h30 du matin. 
Au moins, on n'a pas été contrarié par la foule !



Le lendemain, avant de reprendre le train à Montparnasse, je me suis arrêté dans une vieille gare à destination... d'une ciste... 



...puis à la Gaîté Lyrique où l’ombre de Big Brother plane sur l’exposition Network Hack. J'ai eu l'audacieuse idée de faire scanner ma carte d'identité par la machine Memopol II qui s'est mise à afficher toutes mes informations personnelles collectées sur internet.

 

Memopol, a priori, ne sait absolument rien de mes activités cistiques. Je peux dormir tranquille !


À une prochaine sur Paris !

 

 

 

RESTOCISTE EN BOURGOGNE
 
le 8 décembre 2012 à Beaune... par Zefekesse
 

 

C'est avec plaisir que rendez-vous fut pris ce 8 décembre vers 20h30 dans un petit restaurant des hauteurs de Beaune. Étaient présents L'Aiguille, Qwill, Spirak et La Sirène, Lila-Rose et Pangya, la star télévisuelle Cabri21, Grobarzik, Titouistiti et sa fille, Grizzlly, Ronounours, les Rebeti, les Amo, et votre serviteur Zefekesse, notre Comtesse71 ayant dû déclarer forfait pour cause de maladie.

 

La soirée fut très agréable et nous ne risquions pas de déranger les tables proches : elles étaient vides !!!
Les tenanciers n'en étaient que plus libres pour s'occuper de nous.
Nous espérions goûter au champagne pour fêter l'arrivée dans le club d'Émile de L'Aiguille mais les frimas de l'hiver l'ayant ralentie, elle se "contenta" d'ajouter à son palmarès les trois cistes prévues lors la soirée pour n'atteindre "que" 990 trouvailles.
Comme lors de tout repas, plusieurs Cisteurs ont profité de l'atmosphère conviviale pour s'échanger des tuyaux sur telle ou telle ciste récalcitrante. Nous avons quitté le restaurant vers minuit mais le froid ne nous a pas empêchés de poursuivre notre discussion sur la route.
Gageons que nous n'attendrons pas aussi longtemps pour le prochain rendez-vous... et pour sabrer le champagne !

 

 

 

 

À VOS AGENDAS
 

Vous organisez une rencontre cistique ? Prévenez-nous dès que la date et le lieu sont fixés.
Nous les publierons afin d'informer un maximum de Cisteurs...

 

- Et si on faisait une balade ? Le samedi 2  février 2013, en Ardèche.

- La première "Raclettocistisar", c'est le samedi 9 février 2013, en Picardie.

- Rencontre dans l'Indre (Boischaut-Nord), le 20 ou le 21 avril 2013. (Forum Centre)

- 3e Rencontre Cistique Drômoise printanière, dans le Vercors, le samedi 25 Mai 2013 (forum Rhône-Alpes)

 

FORUM NEWFOREZ ET CISTES.NET
 

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INSOLITE
 
... par Peldegat et Domisoleil
 

TRAITS & PORTRAITS
 
Migre... par Cleapotre
 


Le virus m'a pris un certain dimanche 7 mai 2006 lorsqu'une pleine page du journal "Les Dernières Nouvelles d'Alsace" signée Didier Rose, ouvre ma curiosité sur "la nouvelle chasse aux trésors". Il s'agissait de chercher "la ciste du puits"... et je l'ai trouvée !

Et depuis, au travers de mes promenades, mon regard se fait avec l'œil du Cisteur... Qu'a-t-il de particulier, cet œil ? Tout simplement, quand je m'approche d'un site ou d'un circuit conseillé par un Cisteur, mes yeux doivent trouver les détails relevés dans l'énigme. Et pour tout déplacement, ma tentation est grande de laisser traîner cet œil sur les endroits où une cache peut se trouver...

Arriver à 1000 n'était pas un objectif, mais le jour où je m'en suis rapproché, je pensais rattacher ce nombre à un événement tel que la découverte de la 100 000e, ou la 100e d'un Cisteur, ou encore un endroit bien particulier à 1000 mètres d'altitude, de distance, de... n'importe quoi ! Le hasard en a voulu autrement, tout simplement parce que, ce jour-là, la promenade retenue ne s'y prêtait pas ! L'évènement aurait pu passer inaperçu, mais les pionniers de notre jeu n'ont pas laissé passer l'occasion, preuve s'il en fallait, que vous ne serez plus jamais seul dès lors que vous aurez rejoint notre communauté.

Je me souviens du plaisir de mes enfants lorsque, dans le Sundgau (NDLR : territoire de l'extrême sud de l'Alsace), ils ont découvert un ballon de cuir rempli d'objets plutôt importants en taille, bref l'allure d'un vrai trésor ! Le Cacheur se reconnaîtra, j'en suis certain. D'autres se sont spécialisés dans des boîtes de taille tellement réduite que, si la ciste était facile à cacher, il était en revanche impossible (ou presque) d'y remettre quelque chose... Une fois j'ai même découvert un objet de valeur (plus de 100€ !)...
Quel plaisir aussi de trouver une ancienne ciste, la "ciste des celtes", que je croyais disparue, alors que j'avais surtout mal interprété l'énigme !.
Et de temps en temps, l'expérience du Cisteur m'a révélé des caches sans connaître l'énigme, parce qu'une autre ciste se trouvait juste à côté ou tout simplement parce qu'il était impossible qu'un Cacheur n'ait pas déjà jeté son dévolu sur cet endroit (allez voir du côté du Greiffenstein par exemple...). J'ai renoncé à cacher, car il faut aussi savoir faire la maintenance sur les boîtes afin d'éviter les frustrations du type "il n'y a plus de ciste au numéro que vous avez demandé" !

Soyons francs : la déception fut aussi plus d'une fois au rendez-vous : parfois dès la lecture de l'énigme, mais plus encore lorsque, accompagné, je faisais chou-blanc, et que l'auteur de la cache ne daignait pas répondre... A force on apprend à connaître les gens qui aiment faire partager leurs découvertes, et les autres qui semblent privilégier le contraire, soit qu'ils vous envoient sur des caches inexistantes ou qu'ils rédigent des énigmes indéchiffrables réservées à un cercle restreint ... Merci à ceux et celles qui m'ont évité d'abandonner en proposant des énigmes conformes à ma vision du jeu.

Il m'est aussi arrivé d'insister (cinq fois au même endroit) car j'étais persuadé que je trouverais, encouragé il est vrai par l'Auteur de la cache. C'était une belle histoire d'amour pas loin de Strasbourg, que je vous recommande de vivre pour l'unité du duo !

Bref, ce jeu ne dispose d'autres limites que l'imagination de ses membres. Allez sur le forum vous délecter des "compliments" et astuces. Moi j'ai abandonné assez tôt, désespéré de ne pas en trouver le mode d'emploi. Mais ne faites pas comme moi, manifestez-vous, car votre opinion sera lue et vous aurez encore plus la sensation de faire partie de ce monde de Cacheurs et de Chercheurs particuliers... et plus si affinités comme diraient certains !

Attention aux promenades en forêt car les tiques ne vous feront pas de cadeau, mais les bons Cacheurs vous éviteront de piétiner fougères et ronces, et de marcher là où elles abondent. J'y ai même croisé un garde champêtre qui regrettait de pas être informé (du jeu) car mon attitude était suspecte, à gratter à la souche des arbres, chercher en dessous des sapins ou de je ne sais trop quoi.... Il ne faut pas oublier non plus que certaines parcelles sont privées, ce qui est valable aussi en ville où parfois on vous amène à grimper sur des monuments publics (je déconseille vivement) !

Et maintenant, je suis sur la route de la 2000e... je suis loin du potentiel existant en France... En espérant vous rencontrer sur cette piste des cistes, je vous souhaite beaucoup de plaisir !

 

 

 

ÉMILE D'UN JOUR, ÉMILE TOUJOURS
 
Fabye par Domisoleil
 


Bonjour Fabye, tu viens d'entrer au club d'Émile, bravo !

Quelle est pour toi la plus belle ciste ?

À ce jour, je ne pense pas avoir trouvé une ciste en particulier qui m'ait marquée plus que les autres, mais plutôt plusieurs cistes "coup de cœur"... pour des raisons diverses. Je vous en livre une petite liste, non exhaustive...
- J'ai demandé à la lune... l'une de mes premières trouvailles,
- La ciste de la fraîche fontaine et La ciste du silence... deux havres de paix bien cachés de mon département,
- Balade moyenâgeuse et La ciste de Caractère... qui m'ont fait découvrir de très jolis villages,
- La vallée des fées ou la naissance de Crap... superbe énigme et parcours aventureux pour un passage de cap,
- Randociste 4 : la récompense... superbe site pour un autre passage de cap en compagnie de Léonie,
- Et aussi... les séries de Bernique en Loire-Atlantique, celles des Broussards en Charentes, les "deniers" et les "girouets" de Valide-Capotant, les rando-cistes...

Quelle est la ciste la plus drôle, cocasse, comique, que tu aies trouvée ?
Le voyage de Léonie, avec laquelle je me suis bien amusée (voir le blog de Léonie).

Et ta plus belle boîte ?
Pas une en particulier, mais voici quelques boîtes originales que j'ai beaucoup aimées... Le pichet en verre de La ciste bouchonnée (désormais disparue, snif... hips !)... Le joli coffret en bois de La Puyfolaise... ainsi que le sympathique bonus qui accompagne cette ciste (facétieuse !), le joli bocal récalcitrant de LA 600 ! (de la Sarthe)...
Je terminerai avec la valise de la ciste "Le poste émetteur"... que j'espère bien déterrer un jour !!!

As-tu une anecdote à partager avec les lecteurs du Ciste-Thématique ?
Savez-vous comment reconnaître facilement un Cisteur ? Il se promène avec un paquet de feuilles dans les mains, qu'il soit en ville, à la campagne ou à la montagne...
Cela m'a valu plusieurs fois de me faire repérer.
Pour preuve, lors d'une de mes chasses aux cistes à Angers, je pensais avoir fouiné discrètement dans un buisson cachant une ciste, malgré les quelques passants... Fière de ma trouvaille, je m'installe sur un muret pour faire le point sur mon objectif suivant quand quelqu'un m'aborde, me demandant si je cherchais quelque chose... C'était Poke Origamiste qui, du coup, m'a gentiment accompagnée pour quelques cistes de la série "cistes thème-D" qui me résistaient.
À une autre occasion, lors d'une randonnée dans les Pyrénées-Atlantiques, je me suis ainsi faite repérer par la famille Txoupi, qui faisait sa pause pique-nique tout près de la ciste que je convoitais.

 


Quel est le spot qui t'a le plus impressionnée ?

Je pense que c'est le superbe site de quelques cistes de la série "La Malédiction des 30 Deniers".
Souvenir inoubliable ! Nous avions constitué une équipe de choc pour résoudre cette série, et dénicher les boîtes en question. Afin d'ajouter encore un peu plus de piment, nous avions décidé de faire cette partie de la série en "mode hibou"...
Sur place, l'aventure s'est compliquée un peu plus car l'accès était devenu "périlleux" ! Bravant tous les dangers, notre fine équipe a réussi à franchir les obstacles pour admirer ce superbe spot final... Wouaouh !

Quelle est la ciste qui t'a donné le plus de frayeur ?
Certainement l'une de la même série, "Ultime espoir", je crois... L'un des membres de la joyeuse équipe - que je ne citerai pas - avait eu la bonne idée de laisser une bougie allumée derrière nous, afin de nous donner un repère pour le retour... Seulement, ne le sachant pas, nous avons eu une belle frayeur en faisant demi-tour... croyant que quelqu'un d'autre s'était introduit dans l'antre des Caïnites !

Quelle est celle où tu reviendrais avec le plus de plaisir ?
Je ne sais pas... Peut-être la série des balcons de la Côte Basque, pour refaire la balade par beau temps et profiter de la vue...

Quelle est celle que tu as mis le plus de temps à résoudre ou trouver ?
Sans doute une que je n'ai pas encore trouvée... Certaines énigmes locales me résistent depuis un certain temps...
Celles qui m'agacent ? Les cistes que je sens proches de chez moi, sur lesquelles j'aimerais me précipiter, et qui me résistent longtemps... Pour exemple la ciste de Pégase ou la jonction, d'un célèbre Cacheur local dont je tairai le nom.
Celle qui m'a le plus énervée récemment ? Sans hésiter... le FLNCM !!! sur lequel je me suis acharnée l'été dernier, avant d'avoir la révélation !

Quel est le moment cistique qui t'a le plus marquée ?
Le premier week-end cistique que j'avais organisé avec mes amis les Cgaga. C'était la première fois qu'on rencontrait des Cisteurs "en vrai"... Ce fut aussi l'occasion pour nous de percer le mystère du célèbre Platdetain, ce Cisteur voisin qui nous intriguait beaucoup...

Et quel est ton plus beau souvenir sur la piste ?
Mes plus beaux souvenirs : les rencontres ! Les diverses journées ou week-ends cistiques auxquels j'ai participé, les rencontres avec les Cisteurs locaux lors de mes séjours dans d'autres régions... ou encore les chasses aux cistes collectives : Les 30 deniers, le collectif PH32, ou le dernier en date, le collectif Fa-1000 !

Le passage du cap 1000 : presque un hasard, ou un moment longtemps rêvé, planifié de longue date, préparé dans les moindres détails... ?
N'ayant pas de ciste "exceptionnelle" sous la main, je m'étais résolue à passer ce cap sur une ciste un peu spéciale, pas loin de chez moi... C'était sans compter sur la malice de mes amis-Cisteurs-locaux : Flantômette en tête, ils ont organisé une sympathique journée picniciste hivernale en ce 9 décembre 2012. J'ai ainsi passé ce cap en joyeuse compagnie !

 

L'objet le plus beau ou le plus émouvant... que tu aies trouvé dans une boîte ?
Je suis un peu collectionneuse dans l'âme... J'ai gardé la plupart des objets trouvés dans les cistes. Ceux que je préfère : les objets personnalisés. Je garde précieusement un lapin tricoté... ou ce qu'il en reste, ma chienne chasseuse de cistes s'étant un peu attaquée au pauvre lapin... L'avait-elle confondu avec Crap, un lapin peu aimable qui sévit parfois dans nos contrées ?

Et maintenant, comment vois-tu la suite ? Faire une pause bien méritée, poursuivre sur le même rythme, ou te tourner vers de nouveaux défis (et lesquels) ?
Je pense continuer comme j'ai commencé : au fil de mes envies, de mes voyages... continuant mon petit bonhomme de chemin sur la piste des cistes. J'ai tendance à hiberner tout l'hiver ! Mais l'attrait d'une ciste "spéciale" ou "locale" peut rapidement me faire sortir de mon terrier.
Quelques défis quand même ? Cela pourrait être...
- faire le tour de la Bretagne pour continuer à colorer ma carte de France cistique, le long de la côte...
- traverser le pays pour aller chercher l'œuf Sarthois caché par une certaine cigogne malicieuse
- mettre moins de temps pour arriver au cap des 2000... À noter que, même si ce fut le hasard des dates, il m'a fallu pile 5 ans, 5 mois et 5 jours pour attendre le cap des 1000 !

Quand tu as trouvé ta première ciste, pensais-tu un jour arriver à décrocher la millième sans te lasser ?
Quand j'ai commencé, j'avoue que je ne me suis pas posé la question... mais je ne me lasse pas ! J'aime les découvertes et les surprises rencontrées au fil des cistes, aussi les chouettes rencontres organisées ou fortuites que l'on fait sur la piste... J'aime à dire que je prends le temps, je savoure les cistes... et j'en garde quelques-unes de côté, afin de ne pas m'ennuyer : j'ai encore beaucoup de jolies découvertes à faire en Sarthe et Mayenne, par exemple, qui sont les deux départements les plus proches de chez moi...


Merci !

 

 

 

PODIUMS ET NUMÉROS SPÉCIAUX
 
... par Cleapotre
 

Pas gai, pas gai, ce mois de décembre, pour un rédacteur en quête de caps remarquables ! Rien de significatif dans les départements, ni dans les régions. Pas davantage chez les Cacheurs ou chez les Trouveurs, hormis quatre nouveaux membres au-delà des 1000 cistes :

Cybermamette, 280e le 30/11
- Alger, 281e Émile depuis le 02/12
- Fabye, 282e le 09/12 (en 1985 jours)
- Bermath, 283e le 22/12/12 (idem - Sur la piste 13 jours après Fabye)

Ah si ! Notons, pour ces deux derniers, la même trajectoire et progressivité pour atteindre ce cap : en effet, tous deux ont foulé la piste en juillet 2007, Fabye treize jours plus tôt que Bermath, et cet intervalle s'est maintenu jusqu'à l'entrée chez Émile, que Fabye a franchie après 1985 jours de cistage, tout comme Bermath...

Saluons également Açai, l'heureuse Cacheuse de la 90 000e ciste française, qu'elle a déposée le 19/12/2012 dans les Bouches-du-Rhône, et dont, à ce jour, seul Ckjm a su retrouver le manuscrit...

Ce mois-ci, peut-être aurait-il fallu rebaptiser le podium des départements les plus dynamiques en celui des "moins léthargiques", car il suffisait de moins de 3% de nouvelles cistes pour prétendre accéder à la lumière des projecteurs !
C'est ainsi que la Mayenne (troisième podium consécutif tout de même) et l'Aveyron prennent chacun un accessit avec 2,79% de progression, avec respectivement 17 et 25 cistes nouvelles. Le calendrier de l'Avent proposé sur Newforez par Allo.hc et Ciste-Thématique a sans doute stimulé Platdetain, si l'on en juge par la série posée dans son département (@53@101129@ et suivantes : "Dingbats mayennais"), tandis qu'en Aveyron, c'est le thème du 12/12/2012 qui a fédéré l'imagination des Cacheurs locaux ("Les dodécacistes du 12/12/12"). 
Quant au trophée de décembre, il revient à la Guyane (+5,26%) et... à l'unique ciste cachée là-bas par Vulcain67 !...

Difficile d'exploser les compteurs quand, tous départements confondus, le nombre de cistes cachées n'augmente que de moins de 500 cistes en décembre, soit le plus faible score mensuel depuis deux ans. Malheureusement, cet accès de faiblesse n'est que la dernière et la plus franche illustration d'une tendance de fond puisque, comme le montre le graphique ci-dessous, pratiquement chaque mois de 2012 s'est révélé moins riche de nouvelles boîtes que son homologue de 2011. Et au final, l'année qui s'achève ne devrait même pas atteindre les niveaux de... 2006, avec tout juste 10 000 cistes nouvelles...

 

En pourcentage, cela représente un peu moins de 12% de progression nationale moyenne sur l'année. 43 départements font cependant mieux, dont 13 dépassent même les 20% :
 
- Indre : + 82%
- Haute-Vienne : + 78%
- Mayenne : + 41%
- Indre-et-Loire : +34%
- Ariège et Guyane : + 33%
- Nord : + 32%
- Somme et Cher : +26%
- Saône et Loire : +24%
- Essonne : + 23%
- Côte d'Or : + 22%
- Rhône : + 20%

 

Il ne me reste donc plus qu'à former un seul vœu, de circonstance, pour 2013 : que le dynamisme de ceux-ci déteigne sur leurs voisins, et que se grippe enfin la spirale baissière globalement constatée ! 

 

(*) Pas un jour sans ciste... 

 

 

STATISTIQUES
 
Novembre 2012 Cistes cachées : 755, Nb d'échanges : 10357, Nb d’inscrits : 655.
 

 

VELOUTÉ DE BROCOLIS AUX AMANDES
 
... par Duboscq
 

Envie de faire manger des brocolis à vos enfants ou à votre conjoint alors qu'ils n'aiment pas cela ?
Voici une solution rapide et facile :

Ingrédients :

400 à 500 g de brocolis
30 g d'amandes en poudre ou à mixer
1 oignon
20 g d'huile d'olive
350 g d'eau
1 cube de bouillon de volaille
sel
poivre
1 carotte
150 g de lait
 

Garniture
:

amandes effilées grillées à sec
un yaourt nature battu 

Recette :

Séparer le pied et les bouquets de fleurettes des brocolis. Enlever la partie la plus coriace de leur pied et peler les tiges. Les couper en tronçons. Cuire le tout 5 min à la vapeur (autocuiseur). Réserver.
Hacher l'oignon et le faire revenir dans la cocotte. 
Ajouter la carotte râpée et le reste des ingrédients, et cuire le tout 5 min (autocuiseur à feu réduit).
À la fin de la cuisson, y ajouter les brocolis et mixer en rajoutant de l'eau à votre convenance.

Suggestion de présentation : ajouter dans chaque assiette, quelques amandes effilées et une cuillerée de yaourt nature battu. 

 

Bon appétit !

Laurence 

Note de la cuisinière : Le résultat est troublant, c'est très bon et ça n'a pas le goût fort des brocolis.
Seul bémol : il n'y a pas de saindoux dans la recette mais... on doit bien pouvoir en utiliser pour faire revenir la carotte et l'oignon !
 
 
 
 

 

 

Les perles de l'Avent... 

Il est l'heure ! Embrassons-nous sous le gui ! 
Après avoir reçu votre lettre, nous espérons que le Père Noël, traîné par ses rennes, a déposé dans vos souliers, près du sapin vert, des jouets par milliers et autres surprises pour ces fêtes de fin d'année pendant que vous étiez à la messe de minuit...
Nous imaginons vos tables belles, ornées de poinsettias, d'hellébores et de couronnes de houx... 
Vous avez mis les petits plats dans les grands et ajouté au menu traditionnel de réveillon quelques légumes d'hiver, des avocats, des artichauts violets, peut-être un peu de macédoine, de beaux paniers de fruits... 
Dans quelques jours, vous voudrez la fève et la couronne des rois... En attendant, n'abusez pas des chocolats blancs, noirs... 
Avant de vous laisser aller danser jusqu'au bout de la nuit, nous vous offrons les quelques perles trouvées dans les huîtres que nous avons savourées avec plus ou moins de citron...
Sincères souhaits cistiques ! 

 (Survolez les dingbats avec la souris pour lire la bonne réponse)

 

4/12

Les sous-verres, pinces à verre ?

 

 

5/12

- Somme à manoir Mauvich.

- Affaissée, Madona Movich fait à moitié dodo.

 

7/12

Le traîneau du Père-Noël (tretrontre... quand tu te mets avant "tre", tu as "tre" d'un côté et "no" de l'autre (à l'envers))
Comme il y a deux lignes ça fait une paire...

 

10/12
J'avais une piste avec les dés : des croissants (3 4 5) situés à l'intérieur de LIER, donc "au sein" qui peut s'écrire "saint".
Ce qui aurait pu donner une recette de croissants fourrés au fromage !
"des croissants au Saint-Delier" hélas pour moi cet AOC n'existe pas (encore).
Alors je reste avec mes croissants sur l'estomac...

 
12/12
"Vendi", jour du poisson sans "dre" + jeules = sandre en gelée ?
Je ne sais pas si c'est exactement ça;toujours est-il que le sandre était le poisson préféré des jeunes filles vierges au moyen-âge !
La preuve : Jeanne d'Arc, notre pucelle d'Orléans, à qui on demandait sa dernière volonté avant d'être brulée sur le bûcher à Rouen, n' a su que dire "je veux des sandres, je veux des sandres !"

 
13/12
- En fin de (grande) soirée chapeautée, (un) cadeau surprise.

- Deux hauts "é" remplis de K ut = do sur prise.  Soit deux (des ?) hottées remplies de cadeaux surprise ?

- Fin de soirée au bar et grisé avec un cadeau surprise. = ...ée = fin de soirée, haut barré grisé = "au bar et grisé" ; KUT = Kd o= cadeau/prise = surprise.

- Avec les synonymes de "kut" que je viens de trouver, j'avoue que je me perds en conjoncture !!!
J'ai la fin je crois c'est "sur prise"... mais qu'est ce qui est surprise ? une zézette ? j'en rougis d'avance...

17/12
- Jeté de table en point de dentelle fine (le B est "jeté" du mot "table", point, dedans, la lettre "l" fine)

- J'étais sur la piste du "sorbet" (sort), mais je n'ai pas trouvé de parfum qui aille avec le reste. Sorbet de papaye? (parce qu'au dessus, ce n'est pas paille) !

- J'ai pensé à par exemple "bout de chandelle" mais bon , un bout de chandelle au centre de la table, c'est pas forcément terrible comme déco par contre " des chandelles au centre de la table" c'est plutôt joli non ?

 

18/12

Si plusieurs plats font un repas, on pourrait traduire REPAS VERT ET BLANC (je ne connaissais pas cette "expression" avant de la trouver sur le web ce matin).

 

 

20/12
- 102 boules de Noël

- Oh, le facteur est déguisé en père Noël !

- Si on considère que din donne o, on pourrait traduire par DIN DE 2 NOEL= DINDE DE NOEL. Et pourquoi pas après tout !

 

22/12
- Je refais le coup des tiroirs, mais à partir de la fin du mot.
On avait mis "avocat" pour A, car "A vaut K", "ellébore, car l est bor"...Là, je dis : l'air est "nedu", je remplace donc nedu par "l'air est nedu" et ça me donne... suspense...
Les rennes du traîneau ! (les nedu étant traînés par la lettre O)

- Signes du Très-Haut.

- Si on voit NE(du) il manque REN au début (en tête) pour écrire RENNE
Ces 6 redu tirent (traînent) la lettre O
en résumé : il manque de REN en tête DU traine O soit :
"Il manque deux rennes en tête du traîneau"... car tout le monde sait que le traîneau du Père-Noël est tiré par huit rennes.

24/12
Le "ding" de la famille revient de la boulangerie et voudrait changer le XOD en XOC pour pouvoir dire : "Souhaits sincères "si par an t'es exaucé"

- Cinq serres sous haie nombre O milieu de rire il parait que l'icone veut dire ça (heureusement que j'ai un jeune aujourd'hui à la maison)
"Sincères souhaits en nombre au milieu de rire" ou "sincères souhaits nombreux au milieu de rire".

- "Sincères souhaits, Ciste-thématique"
Voilà le raisonnement si vous voulez bien rire au cas où ce n'est pas le bon :
5 serres sous (la) haie -> sincères souhaits
6 -> cis
X c'est thé (excité)
O prit ma (opprima) ou bien O bat ma (obama)
D vaut tique (dévotique)

 

 

 

 

  

Il y a de plus en plus de rencontres entre Cisteurs. Il y a donc aussi de plus en plus de Cisteurs qui se connaissent.

C'est pourquoi, chaque mois, nous présentons ici la photo d'un Cisteur ou d'une Cisteuse, prise à l'époque où les cistes n'existaient pas encore :))

À vous de les reconnaître !

 

BAMBINE MYSTÈRE
 

 

 

 

Aucun doute ! Ce bambin mystère est une bambine !

L'avez-vous reconnue ?

 

Dans l'affirmative, rendez-vous sur le forum général (ICI) et faites-nous part de vos suggestions !

 
 

MARABOUT' FICELLE
 
... par Iris39
 

"Marabout, bout de ficelle, selle de cheval..."

Dix mots, suggérés plus ou moins directement, s'enchaînent les uns aux autres sans interruption phonétique... et la boucle est bouclée !

 

NB : Chaque Marabout débute par le pseudo d'un Cisteur, identifié grâce à son avatar sur Newforez et qu'il faut reconnaître ou rechercher.


Adressez vos réponses à : CISTE-THÉMATIQUE.

 

LES MONÉGWASKX
 
... par Bob d'Artois
 

Selon beaucoup d'historiens, l'invention de la numération coïncide avec celle de la fiscalité. Il fallait en effet pouvoir évaluer les biens du contribuable.

Le peuple Monégwask fait exception : la fiscalité lui est inconnue... et pourtant il a inventé une technique de numération. Sa création répondait donc à d'autres besoins, plutôt liés à la vie courante de ce peuple attachant.

Voici donc l'histoire des Monégwaskx. (notez le pluriel en x)

 

Le Un : I

La culture de ce peuple se confond avec la vie d'un homme nommé Monak.
Monak n'est ni un Dieu ni un héros mythologique, il serait simplement le premier Monégwask ayant existé. Son histoire se transmet de génération en génération, souvent par écrit.
Au début Monak vivait seul dans son coin de jungle. Il pensait "je", "moi", il pensait "un". Un jour il vit son reflet dans une mare, ayant pris conscience de son apparence, il souhaita se représenter. Il le fit, comme nous-même, en dessinant un cercle pour sa tête et des traits pour son tronc et ses quatre membres. 
De son réveil à son coucher, le seul souci de Monak était de trouver de quoi manger, c'est à dire du gibier. Ce gibier lui aussi se caractérisait par une tête, un tronc et quatre membres. Le dessin inventé par Monak lui permettait ainsi de représenter tout son univers.
Ce dessin devint une écriture quand il le simplifia en un trait ou un I et qu'il l'utilisa pour représenter des choses intangibles comme "je". Ce I signifiait donc homme, Monak, gibier, moi, je. Mais aussi le nombre un.

Le Zéro : U

Le temps passant, Monak croisa de plus en plus de ses semblables.
Il constata rapidement que cela coïncidait avec une raréfaction du gibier.
Si bien qu'un jour, il ne trouva rien à manger.
Monak, devant son écuelle vide découvrit la souffrance de la faim.
Ceci lui arrivant de plus en plus souvent il choisit un symbole pour le représenter : l'écuelle vide.
Ce symbole représentait le rien à manger puis le rien tout court, l'absence, le manque mais aussi la faim, puis plus tard la souffrance et la mort.
Il représentait aussi le zéro.
Il fut plus tard stylisé en un U.

Le Deux : A

Cette augmentation de la population eut un autre effet sur Monak.
Pendant longtemps Monak n'avait pas eu à différencier l'homme de la femme, les voyant tous deux semblables à lui et au gibier, il les représentait par le symbole du 1. 
Du point de vue sexuel, sa réaction était celle d'un animal. Parfois il rencontrait un être et avait envie de s'accoupler avec lui.
S'il n'était pas repoussé, il le faisait et l'oubliait juste après.
Il ne le faisait donc qu'avec des femmes mais ne s'en rendait pas compte, les hommes ayant, pour lui, le même comportement que les femmes qui ne voulaient pas.

Un jour, la population croissant, il rencontra un groupe de femmes et dut choisir.
C'est là qu'il s'aperçut que certaines lui plaisaient plus que d'autres.
C'est ainsi qu'il rencontra Gwace.
Gwace ne repoussa pas Monak mais au contraire, quand il eut finit, lui demanda de revenir, ce qu'il fit plusieurs fois.

À partir de là, chaque fois que Monak avait envie, il cherchait Gwace.
Il ne se rabattait sur une autre que quand il ne la trouvait pas ou quand elle le repoussait.
En effet, les femelles Monégwaskx comme celle du règne animal avaient des envies liées à leurs périodes de fécondité.
Beaucoup de femelles signalent cette période au mâle en soulevant leur queue, mais les femmes Monégwaskx, ne pouvant le faire, se couvraient d'une jupe en peau qu'elles enlevaient lorsqu'elles souhaitaient l'accouplement. Mais les mâles Monégwaskx ne l'ont jamais compris.
Monak non plus.
Comme Gwace tantôt acceptait et tantôt refusait, il en vint à penser que c'était lié à la façon avec laquelle il lui proposait la chose, c'est ainsi que la séduction apparut chez les Monégwaskx.
Monak décida d'écrire un message galant à Gwace. 
C'est là qu'il s'aperçut qu'il lui manquait un symbole.
Pour la première fois il ne pensait pas "je", "il" ou "elle", il pensait "nous", il pensait "deux".
Le symbole lui vint immédiatement, il dessina une femme, c'est à dire un homme avec une jupe.

Ne nous trompons pas, ce symbole ne désigne pas la femme mais le couple, le nombre deux.
Après des simplifications successives il devint un A.

Le Beaucoup : X

La notion de paternité est inconnue chez les Monégwaskx.

Ils voyaient le nourrisson comme un de leurs semblables en plus petit et plus bruyant.
De l'enfantement la mère ne retenait que le souvenir de la soufrance qui se représentait par un U. 
Le mâle, lui, n'a jamais su faire le rapprochement entre deux actes aussi éloignés que l'accouplement et la naissance qui s'en suivait.
Le Monégwask mâle habitué au silence fuyait ces petits hommes dès qu'ils se mettaient à pleurer.
Les femelles faisaient de même sauf celles qui s'étaient aperçu que l'allaitement les faisait taire.
Trouvant cette méthode plus simple et plus agréable que la fuite, elles offraient leur poitrine à tout Monégwask pleurant à leur portée puis l'abandonnaient quand il avait fini.
Quand l'enfant avait de nouveau faim, il devait attendre qu'une autre femme passe par là.
Cet acte n'ayant aucun rapport avec la maternité, on a remarqué que les mâles Monégwaskx continuait à crier même à l'âge adulte, quand ils avaient envie de reposer leur tête entre deux seins et que les femelles gardaient la même réaction quelque soit l'âge.
Sachant cela, on aurait pu croire que la mortalité infantile fut plus importante chez les Monégwaskx que chez les autres peuples similaires.
Pourtant il n'en était rien car les Monégwaskx avaient l'oreille très fine.

Gwace, bien sûr, se comportait comme les autres.
Par contre, l'attachement qu'elle avait pour Monak créa chez elle un sentiment nouveau.
Elle ne tolérait pas que d'autres femmes s'approchent de Monak en sa présence.
De fait, le premier enfant qu'elle eut de Monak ne trouva qu'une femme dans son environnement et donc il s'allaita toujours chez la même.
Il fut aidé par le fait que Gwace se déplaçait peu, ceci ne lui étant pas utile car elle avait remarqué que Monak apportait assez de nourriture pour plusieurs.
Monak avait aussi remarqué que plus il ramenait de gibier, moins il avait à se fatiguer pour retrouver Gwace.
Les déplacements du gibier lui semblant suivre une logique plus simple que ceux des femmes il avait vite choisi cette solution.

Gwace de son côté, avait remarqué que l'enfant pleurait moins la nuit quand il y avait du feu, elle apprit donc vite à en faire tous les soirs.

Petit à petit, Monak trouva de plus en plus agréable de retrouver Gwace et un feu à chacun de ses retours et cet enfant qui ne pleurait jamais lui plaisait beaucoup.

Ce sentiment de bien-être à trois, il voulut l'écrire. Il lui fallait donc un symbole.
Il dessina une étoile qui représentait le feu autour duquel ils se retrouvaient.
Ce symbole signifiait bien sûr feu mais surtout famille.
Bientôt Gwace eu d'autres enfants mais l'impression de Monak restait la même, la famille était la famille quel qu'en soit le nombre.
C'est pour cela que les Monégwaskx n'ont jamais eu besoin de numération au dessus de deux, à partir de trois on était une famille.
L'étoile, qui finit par se représenter X, remplaçait tous les nombres de trois à l'infini.
Le X signifiait aussi la tribu, le village et le peuple Monégwask mais aussi la famille, le bien-être et le calme.
Il signifiait aussi Dieu.
En effet, le soir quand les feux des Monégwaskx parsemaient la plaine, ils voyaient aussi d'autres feux parsemer le ciel.
Ils en avaient déduit qu'il existait un autre peuple vivant comme eux mais inaccessible car dans le ciel.
Ce rapport des Monégwaskx avec leurs Dieux était un peu particulier, s'ils leur adressaient des prières, ils les traitaient en égaux.
Ils s'adressaient simplement à des semblables ayant les mêmes préoccupations, mais qu'ils ne rencontreraient jamais.

 

 

Mots et Nombres

Les Monégwaskx dessinaient dans la terre ou le sable. Ils entouraient leurs nombres d'un cercle et leurs mots d'un carré.
Les significations d'un même signe étant complexe, c'est le contexte qui permettait de trouver le bon.

Dans l'écriture évoluée Monégwask, le cercle est remplacé par des parenthèses et le carré par des crochets.

Exemple de traduction :

(A-I) = 1
[A-I] = femme

Exemple complexe :

"Trois enfants" s'écrit : (A+I)*[X-A]

Arithmétique de base :

Addition :

U+U=U
U+I=I
U+A=A
U+X=X

I+U=I
I+I=A
I+A=X
I+X=X

A+U=A
A+I=X
A+A=X

U est l'élément neutre et X l'élément "absorbant"

Soustraction :

X-U=X
X-I= A ou X mais ne peut être égal à U ni I
X-A= I ou A ou X mais ne peut être égal à U
X-X peut être égal à tout

Multiplication :

U*U=U
U*I=U
Etc. 
U élément absorbant

I*U=U
I*I=I
Etc
I élément neutre.

A*U=U
A*I=A
A*A=X
A*X=X

X*U=U
X*I=X
X*A= X
X*X=X

Division :

X/U= X la division par zéro donne l'infini et l'infini se note X
X/I=X
X/A= 3/2 ou A ou X c'est une forme indéterminée qui ne peut être égale à U ni à I 
X/X= I
 

ÉNIGME MONÉGWASKE N°1
 
... par Bob d'Artois
 

Préambule : Voici un nouveau jeu proposé par Bob d'Artois pour le Ciste-Thématique...

Attention : même s'il se peut qu'il y ait réellement une ciste sur le spot virtuel de cette énigme monégwaske, elle est sans rapport avec ce jeu de divertissement. Il n'y a pas de ciste en jeu
Amusez-vous bien !

 * * *

Localisation virtuelle : France

En t'aidant de la fabuleuse histoire de la numération des Monégwaskx, résous l'énigme suivante  :
 

(A^A)!.A
(A^A)!.A+A+I
(A^A)!/A
A
A.A.A.A+I
A+I

Cherche la [A-I] qui porte le [X]


Un spot virtuel précis est à trouver.

On en discute sur le forum général : questions, suggestions, réponses...  ICI

 

BELLES IMAGES
 
La Fête des Lumières à Lyon... par Cst73 et Chamix
 

 
 
 

Ces millions de lumières, qui fêtent cette ville
Ces loupiotes de verre, paraissant si fragiles
Ces couleurs dans la nuit, ces décors irisés
Cette Année qui s'enfuit va cette Autre croiser
Souhaitons-la clémente et bien plus lumineuse
Que les lueurs ardentes, de cette nuit joyeuse
Qu'elle apporte à chacun son lot de p'tits bonheurs
De trésors, de copains qui réchauffent les cœurs...


 
 

 




 

 

Le défi-rimes du mois de décembre était  : cageot, banjo, effacé, assez.

Voici (très serrés sur le podium !) les 3 quatrains qui sont arrivés en tête dans le sondage et le pseudo de leur auteur(e) :


1e ex æquo : Allo.hc
À l'approche des fêtes j'ai rempli un cageot
De bisous de sucettes d'un bel air de banjo
Une ardoise en mon coeur à ne pas effacer
De l'amour des baisers on n'en a pas assez !

1e ex æquo : Mamafrau
Sortie cist' aujourd'hui, je remplis mon cageot,
J'oublie mon parapluie, mais je prends mon banjo.
Mes énigm' imprimées l'ondée a effacées,
Complètement trempé, vraiment j'en ai assez !

3e : Cst73
Arrêter le moteur, le CD de banjo
Redevenir cisteur,  fouiller dans le cageot
Poser sa  belle boîte, cinq objets c'est assez
Dans ce vieux mur à droite et ses traces effacer...


Les autres participants étaient : CapitaineCaverne, Chamix, Cleapotre , Locotwister, Newra, Ovive34.

 

Ce mois-ci, le "défi-rimes" est fourni conjointement par Allo.hc et Mamafrau.

Tout le monde joue avec : glotte, papillote, crécelle, vaisselle.
 

Petit rappel de la règle : comme pour "le bout rimé" de Newforez dont ce jeu s'inspire, les vers doivent être des octosyllabes, décasyllabes ou alexandrins.

Ce n’est pas imposé, mais une allusion, dans le quatrain, au monde des cistes sera certainement un plus au moment du sondage !

Les 10 premiers quatrains reçus seront soumis au sondage.
Délai maxi : 15 janvier.

Pensez à joindre 2 mots-rimes à votre envoi pour le défi suivant. Nous retiendrons les mots proposés par les 2 premiers.

Adressez vos œuvres poétiques à : CISTE-THÉMATIQUE.

 

LE COIN LITTÉRAIRE
 
Mystère dans les labours (suite)... par Castafiore
 

 
J'espère que vous avez passé d'aussi bons moments que nos amis au cours de ces fêtes !

Le reste de la journée se passa à transporter tout le fourbi dans la grange des Pichon. Tandis que Yolande raccrochait les lampions, Ernest peignait un panneau "The New New New Deux Piliers" qu'il cloua au-dessus de la porte.

Pendant ce temps, Josiane Courtecuisse avalait cachet sur cachet pour calmer le feu qu'elle sentait brûler en elle. Jamais, depuis son aventure avec Maurice Molard, soixante ans plus tôt, elle n'avait ressenti pareil trouble. Et ce trouble était entretenu par les petits mots que son mystérieux amoureux semait partout. Ce même jour, elle en trouva un nouveau, accompagné d'un caramel mou. Il disait : "Que me tarde le bal des vendanges, ma mie !"

En croisant les passants dans la rue, Josiane scrutait les visages, cherchant un infime signe de connivence. Mais rien... Les hommes semblaient ne pas la voir, ou alors ils détournaient le regard pour admirer la silhouette d'une jeunette. "Tous des porcs !" murmurait-elle alors.

La date du grand bal des vendanges approchait. On en était à moins d'une semaine. La boutique de Guy Liguili avait été prise d'assaut et il ne restait plus aucun costume à vendre ou à louer. Les retardataires durent se déplacer à Rollain-sur-Poulaire, où se trouvaient les Etablissements Varde, location de costumes et d'accessoires de théâtre.

La gérante, Melba Varde, était incapable de garder un secret, et l'on sut bientôt ce que toutes ces dames porteraient. Avec la fantaisie propre aux créatures de leur sexe, elles avaient fait preuve d'une grande originalité. Au bal, il y aurait donc quarante-deux Sissi impératrice, vingt-huit Angélique marquise des Anges, douze Pompadour, dix Madame de Maintenon, huit du Barry, cinq Lady Diana et une Vincent Mac Doom.

Les hommes, qui, comme chacun le sait, sont des êtres sans imagination, ne firent que peu d'efforts. On savait déjà que Chambier viendrait avec sa vache, et Pichon avec sa femme. Le boucher Alemery avait décidé de se revêtir d'une carcasse de boeuf, avec un huit-reflets sur la tête et un mirliton dans le derrière. Fidèle Oposte, le fossoyeur, viendrait en tutu et armé d'une faux. Germain Poileux, le maire, avait emprunté une vieille soutane au curé parce qu'il voulait savoir, disait-il, quel effet ça lui ferait d'être appelé "Père Poileux"... Dugommier, le notaire à la retraite, viendrait en petit rat de l'opéra.
Hakim Fémal, le cul-de-jatte, avait décidé de se déguiser en presse-papier. Le directeur de la banque, Jean-Loup Peupahune avait décidé de se déguiser en courant d'air.
Quant à l'épicier Omar Chécouvert, il avait décidé de ne pas se déguiser du tout, mais de vendre aux fêtards des préservatifs, des noix de pistache et des rahat-loukoums.

The Mamayes and the Papayes ayant été déclarés personnae non gratae suite à l'affaire Paco Tison / Augustin Molard, les organisateurs invitèrent quatre orchestres : les Bourriquets de Bourac, connus dans tout le canton pour leur bourrées endiablées, interprétées à la viole de gambe et à la passoire à spaghettis. Ensuite, originaires de Rollain-sur-Poulaire, Les Rollain Stones, un groupe de rock explosif. Leurs membres étaient habillés de cuir noir et maquillés en démons, et ils jouaient sur des guitares en forme de croix celtiques. Sur scène, ils avaient les jambes écartées et balançaient des trucs mortels, tels que "Les gondoles à Venise", "Si j'avais un marteau" ou "La plus belle pour aller danser". Pour leur dynamisme musical exceptionnel, on
les comparait souvent au groupe "Scorpions". Troisième formation invitée, Ed Clapier Jr et les Céréales Killers. Toutefois, ces derniers, surfant sur la nouvelle vague des rythmes afro-cubains, avaient changé de nom, reprenant leur ancienne dénomination Los Clapéros. Ils avaient recruté un nouveau bassiste, Mick Hay, qui se faisait maintenant appeler "Miguel Heno" pour faire plus espagnol... Enfin, Chuck Béret et son accordéon clignotant, de Moignon-en-Puthay, clôturerait le bal.

Et le grand jour arriva... La Poulairie entière était en émoi. Depuis tôt le matin, bien avant le lever du soleil, le vin nouveau dont la seule qualité était d'être un peu plus acide que le vieux nectar gardé précieusement au fond des celliers dans des fûts en plastique, le vin nouveau, donc, coulait à flots au New-New-New Deux Piliers : à 10 h du matin, on en était même déjà à se demander si le cours du brut n'allait pas dépasser celui de la Poulaire...

Les derniers préparatifs s'achevaient dans ce que tout le monde avait pris l'habitude d'appeler le "3N Deux Piliers" ou "3N2P" pour les intimes, ainsi que dans les foyers, où les femmes et les mères fignolaient les dernières retouches sur les costumes de leurs maris ou enfants (leurs propres déguisements étant bien entendu terminés depuis plusieurs semaines déjà).
Cette année-là verrait la toute première fête des vendanges costumée, et nul ne voulait rater son intervention.

Vers 19 h, alors que le soleil d'octobre teintait un ciel dégagé de ses ultimes rayons rouges violacés, les premiers fêtards se présentèrent au 13 de la Rue de la Paix : une Angélique marquise des Anges, un pompier, un Casper-le-gentil-fantôme et un Goldorak (avec un fulguro-poing en carton amovible) se trouvèrent ainsi accueillis par un Roméo ventripotent (et déjà imbibé) et par un prisonnier en cotte kaki estampillée d'un "KG" jaune, tous deux accoudés à la planche montée sur tréteaux censée mimer le bar, ainsi que par une vache sagement occupée à brouter les fleurs décoratives entourant la scène réservée aux musiciens.

- Ah bonjour, Ernest. Bonjour, Gaston. Sympas vos déguisements...
- Mmm, firent les deux hommes sans décoller leurs lèvres de leur verre de bière, et bien sûr sans retourner le compliment à la famille Robert.

- Mais dis-moi, tonton, c'est quoi le tag que tu as dans le dos ?
- Oh ça ? C'est de l'allemand, tu peux pas comprendre. C'était marqué sur la blouse de tous les prisonniers de guerre. Mais t'as pas connu, toi, la guerre... C'est le boche, là (désignant un Robin des Bois), qui me l'a dit... Merde, comment qu'il s'appelle déjà ?... Il vient de Cologne... Helmut Arde !!! Donc, il m'a dit que KG, ça voulait dire "Kriek défend tes nerfs". J'ai pas trop compris, mais je crois que c'est un hommage à la bière à la cerise...

Gaston Chambier finissant de remplir son verre, la discussion linguistique et historique prit tacitement fin.

Ces premiers invités furent rapidement rejoints par d'autres marquises, d'autres reines, d'autres comtesses, d'autres pompiers, des cow-boys, des Zorro, des Peter Pan, des Casper... Saint Marcelin-sur-Poulaire ne semblait pas déroger à la règle du manque international d'originalité des bals costumés.
Quelques exceptions étaient toutefois fières de confirmer la règle, et quand on demandait à Fidèle Oposte pourquoi il avait singé la mort en tutu, celui-ci, amateur inconditionnel des traits d'esprits de feu Desproges, répondait : "La mort se rit bien de nous, pourquoi ne pourrions-nous pas nous rire d'elle ?".

Vers 20 h 30, le 3N2P faisait salle comble, et ce, bien que la vache d'Ernest Pichon ait été remisée dans le potager ; et la partie, jusqu'alors encore réservée à l'étable, nettoyée à la hâte. Tout le village avait joué le jeu du déguisement, et seules huit personnes ne s'étaient pas costumées : Pacôme Hikpour-Insou s'était dévoué pour assumer le rôle, également internationalement répandu, du "Je me suis déguisé en Pacôme Hikpour- Insou" (phrase en général terminée par un rire qu'il espérait contagieux) ; Omar l'épicier, trop occupé à vendre sa camelote ; et la famille Abdul-Ben-Moussah, qui s'était jurée l'année passée qu'on ne l'y reprendrait pas, avait remisé ses costumes de dromadaire au placard...

Yolande et Josy furent les deux dernières personnes à arriver, arrivée d'ailleurs largement remarquée : la première, déguisée en Juliette, courut rejoindre son Roméo sous les regards, qui interrogateurs, qui amusés, des langues-de-vipère présentes ; cependant qu'une princesse des Mille et Une Nuits, à peine plus jeune, scrutait la salle à la recherche d'un personnage d'épouvante au visage blanc distordu. Elle le trouva bientôt, esseulé à l'autre bout de la pièce, semblant n'attendre que sa venue. Comme elle-même ne portait pas de masque pour couvrir son somptueux et délicat visage (pensait-elle), elle ne doutait pas qu'il l'accosterait le moment venu.

Mais une fois le repas - encore et toujours sponsorisé par Alemery - arrivé à sa conclusion, le mystérieux inconnu n'avait toujours pas amorcé son approche.
Samuel Paquet, réquisitionné pour animer la soirée, annonça bientôt au micro la valse qui lancerait le bal proprement dit. Josy, donnant une ultime chance à son prétendant de prendre la vache par les cornes (ou par ce qu'il voudrait... grand fou...), constata hélas que les valses de Vienne défilaient.
Elles permettaient à la quasi-totalité des prétendus valseurs de se ridiculiser. Seuls Julien et Inès Perret, qui avaient dû prendre des cours de danse à Bourac d'où ils étaient originaires, s'imposèrent comme couple de la soirée, ce que tous reconnurent en leur laissant la piste pour eux seuls.
Josy, bien loin de ces considérations chorégraphiques, se décida à sauter le pas. Et comme les violons viennois laissaient la place aux passoires à spaghettis dans une transition magnifiquement exécutée par les Bourriquets de Bourac, notre Shéhérazade se décida à risquer sa peau auprès du tueur de Scream. D'abord tendue par cette approche qu'elle n'avait jamais eue l'occasion de faire, Josy se mit bientôt à danser autour de l'homme en noir comme un chat danse autour d'une jambe pour y laisser son odeur, à ceci près que certains chats, eux, savent faire la danse du ventre...
Cette parodie de danse exotique sur fond de rock 'n roll agricole donnait à la scène un ton comique certain, ce que ne semblait pas remarquer le personnage masqué. Celui-ci, toujours sans mot dire, commença à se rapprocher de la danseuse pour n'en être bientôt plus séparé que par une fine épaisseur de tissu, à même de laisser transparaître les émotions de chacun.
Celles-ci furent rapidement mises à mal par un objet volant non identifié venu percuter la tempe masquée du danseur. La nature de l'objet - un verre - se fit connaître en même temps que son lanceur, qui semblait bien décidé à tuer le tueur. S'en suivit un pugilat digne des plus grands combats de catch : à gauche, jusqu'alors invaincu, le héros de Scream, qui avait plus de victimes à son actif sur le ring que dans ses films. A droite, orange de rage et de jalousie, bien décidé à en découdre, Casimir.

Josy ne comprenait rien de ce qui se passait. Les deux hommes se battaient pour elle, c'était tout ce dont elle était sûre, et c'était tout ce qui comptait pour le moment. Ayant d'abord pris la défense de son prétendant psychopathe en assénant à son protagoniste un coup de fer à repasser (qui ne quittait décidément jamais son sac à main), l'incompréhension finit de la gagner quand le Casimir aux yeux de plastique aussi gros qu'inexpressifs lui dit d'un ton implorant : "Mais ma mie, c'est moi, votre aimé !". Sur quoi six Sissi saisies par cette sincère sentence surenchérirent d'un : "Ciel, c'est si sensuel !".

Au moment où, enfin, Casimir allait se dévoiler, le destin, toujours vicelard et pernicieux, joua un dernier tour aux deux tourtereaux : une bousculade les sépara. Comble de l'ironie, les Bourriquets de Bourac attaquaient à cet instant précis La Foule, d'Edith Piaf : "Et j'entends dans la musique les cris, les rires, qui éclatent et rebondissent autour de moi. Et perdue parmi ces gens qui me bousculent, étourdie, désemparée, je reste là."

Les jambes flageolantes, Josiane Courtecuisse se fraya un chemin jusqu'au fond de la salle. Elle monta sur une chaise afin de pouvoir embrasser toute l'assemblée. Ses yeux et son coeur éperdus cherchaient Casimir...

Hélas, tout ce qu'elle voyait à ses pieds, c'était le vainqueur du concours de mangeurs de cuisses de grenouilles, Jean Bombeur, qui dansait avec Mélanie Zettofrais, la gagnante du match de catch féminin. Au milieu de la piste, Jacques Crobate se faisait remarquer par sa souplesse ; tandis que Jésus-Hans-Hubert Form se trémoussait devant la scène au rythme de la musique, perdant son pantalon. Ollie McAronny, l'Ecossais qui avait quitté les Highlands pour s'installer à St Marcelin, était en tenue de gala et dansait avec sa cornemuse. A chaque mouvement, son kilt dévoilait de quoi lui valoir une condamnation pour outrage public à la pudeur. Mais personne n'osait lui en faire la remarque, car Ollie McAronny était un bagarreur notoire, et il mesurait près de deux mètres. Roman Polissiet, le libraire, déclamait des vers à l'oreille de Mylène Micotton (dont le mari réclamait des verres au bar), pendant que Quentin, Anne et Jacques Uly-Lebray se tenaient par les coudes et faisaient la ronde.

Un peu à l'écart de la foule, Sarah Tatouille, la gagnante du concours Miss Vendanges (un concours sponsorisé par Olida), répondait aux questions de Théophile Moile-Micreau, le reporter de la station locale Radio-Labours, pour son émission du lendemain, "Le dimanche, on va à la glaise".

Dans le coin opposé, Lydie Ott - qui, l'année précédente, avait remporté le concours de course en sac - se penchait sur Julien Collune, lui offrant ainsi une vue plongeante dans son décolleté et sur sa cicatrice de l'appendicite. Même le cul-de-jatte Hakim Fémal était de la fête : sa femme, Aïcha Fémal, l'avait ficelé avec des lanières contre son buste, et ils virevoltaient avec une légèreté insouciante.
La plupart des dames tenaient un loup devant leur visage pour dissimuler leurs traits, ce qui arrangeait bien les messieurs, car elles n'avaient plus qu'une main pour se défendre.

Mais les yeux de Josiane avaient beau fouiller l'espace, pas de Casimir...
Désespérée, elle s'apprêtait à descendre de sa chaise et à rentrer à la maison, lorsqu'elle LE vit.
Lui aussi monté sur une chaise, à côté du bar, il la regardait. Entre eux passa comme un arc électrique. Ô joie ! Ô félicité !
Alors que Los Clapéros remplaçaient sur scène les Bourriquets de Bourac et interprétaient "Béchamel, béchamel mucho", Josy bondit de sa chaise et courut vers Casimir, les bras écartés, giflant au passage une trentaine de danseurs. Parvenue devant son soupirant, elle le supplia :

- Oh, je vous en prie, ne me faites pas languir davantage ! Je vous en supplie, dites-moi qui vous êtes !...

Casimir dévissa lentement sa tête. Josiane porta la main à sa bouche :

- Vous !

 

Une année nouvelle débute pour nous tous, et pour le village elle se poursuit dans la bonne humeur pour l'instant ! Il est probable que la suite des aventures des personnages principaux soit l'objet d'un remaniement dramatique essentiel, je vous laisse la deviner jusqu'au mois prochain.

Je vous présente tous mes voeux de bonheur pour l'année 2013.

 


Ont participé à l'élaboration de cette newsletter : Crocor, Cst73, Duboscq, Fabye, Iris39, Migre, Peldegat, Zefekesse, Adopeste, Bob d'Artois, Butterfly91, Castafiore, Chamix, Cleapotre, Crevette76, Domisoleil, Eustache, Philippe d'Euck, Sioux, Tioo,  Woodpecker et Ovive34.

 

 

Les solutions et résultats des jeux du dernier numéro de Ciste-Thématique sont sur Newforez.

C'est ICI !

 

 


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